Le plaisir interdit de l’anal, et toutes les questions qui vont avec.
Est-ce que je vais avoir mal ?
Est-ce que je vais avoir du plaisir ?
Et si je n’aime pas… comment mon partenaire va le prendre ?
J’ai longtemps eu l’impression que c’était un plaisir tabou. Une perversion. Et surtout, j’avais peur de décevoir, de ne pas être “à la hauteur”, de me braquer au mauvais moment et de gâcher l’envie.
Avec le recul, c’est exactement le même mélange d’interrogations et d’angoisses que ma première pénétration vaginale : la peur de la douleur, l’incertitude, l’idée que mon corps pourrait me trahir.
Et puis un jour, j’ai décidé de passer outre le regard des autres — et surtout mes propres idées reçues — pour découvrir un plaisir que je n’osais même pas nommer. J’avais suffisamment confiance en mon corps pour explorer quelque chose d’inconnu. Et j’avais envie d’aller au bout de cette curiosité, sans me mentir.
Explorer un nouveau plaisir, seule, c’est apprendre à connaître mon corps : ses réactions, ce qu’il aime, ce qu’il refuse. C’est écouter le désir sans se presser. J’ai commencé par me mettre dans l’ambiance : de la belle lingerie, un corset noir, des bas en dentelle. Je me suis allongée sur le dos et j’ai pris mon temps. Caresses lentes sur la poitrine. Chaque téton qu’on fait durcir, chaque frisson qu’on laisse monter. Rien de brutal : juste une montée tranquille.
Je suis descendue progressivement, jusqu’à mon clitoris déjà gonflé par l’excitation. J’ai continué à me donner du plaisir en me touchant les seins, le cou, le ventre. Quand j’ai senti mes lèvres humides et ma poitrine douloureuse d’envie, je me suis tournée sur le côté et j’ai commencé doucement : un petit plug.
Mon anus s’est ouvert sans douleur. Et j’ai ressenti, pour la première fois, cette sensation d’être remplie. C’était nouveau. Et ça m’a surprise à quel point c’était excitant. J’ai pris un plug un peu plus gros, juste pour voir, juste pour sentir. Et j’ai aimé ça. J’ai pris mon jouet vibrant préféré et je l’ai posé sur mon clitoris. C’était bon, sale dans ma tête, parfait dans mon corps.
Quand l’orgasme est venu, j’ai senti mon cul se contracter autour de ce petit bijou, et j’ai compris un truc simple : ce plaisir-là, je n’avais plus envie de le laisser dans l’ombre. Ce plaisir solo m’a donné envie de plus. Plus de longueur. Plus de grosseur. Plus d’orgasmes.
Après ça, j’ai eu envie de le vivre à deux.
Allongée sur le ventre, en combinaison résille, le cul offert. J’étais trempée, déjà chargée de tous les orgasmes qu’il m’avait arrachés en me suçant le clitoris, en me faisant gicler, en prenant le temps d’ouvrir mon cul avec ses doigts. Je l’ai laissé se placer sur mes cuisses. Je sentais sa grosse queue, dure, à l’entrée de mes fesses. L’envie était là, brutale, claire.
Il est entré doucement. Les premiers centimètres m’ont fait mal. Il l’a senti tout de suite. Il a stoppé son avancée et il m’a caressée lentement le dos. Ses doigts sur ma peau, c’est une drogue : ça rassure, ça fait redescendre la peur. Il a passé sa main le long de ma colonne, il m’a parlé à voix basse, juste assez pour me ramener dans mon corps.
J’avais confiance. Alors je me suis relâchée. Je l’ai laissé continuer malgré la douleur, parce qu’elle était supportable, et parce que l’envie, elle, était plus forte. Je sentais toute sa longueur, toute sa grosseur. Quand il a été entièrement en moi, j’ai eu cette sensation d’être remplie à ras bord. De le serrer. Et c’était jouissif.
Il a commencé ses coups de reins lentement. Exquis. Cette position stimulait aussi mon clitoris, gonflé, qui frottait à chaque mouvement. Et plus il avançait, plus ça devenait profond, plus ça devenait fort, plus ça devenait rapide.
Je l’entendais gémir, et ce bruit-là, c’est mon meilleur aphrodisiaque. Il m’enculait, et j’aimais ça. Je me suis laissée aller, sans retenue, dans cette sensation nouvelle. L’orgasme est monté d’un coup : mon corps s’est mis à trembler, mon cul s’est contracté autour de lui, des frissons ont parcouru ma peau. C’était l’extase.
Il a continué à me prendre le cul, et je l’ai senti perdre pied à son tour. Sa queue s’est contractée dans mon anus. J’ai senti ses couilles claquer contre mes fesses. Il s’est rapproché, son torse contre mon dos. Et dans un dernier coup de bassin, il est allé loin, fort, et il a joui sans retenue dans mon cul — comme si mon corps n’attendait que ça.
Quand il s’est retiré lentement, la sensation m’a traversée autant que la pénétration. Une fin qui prolonge tout.
J’ai eu ma première pénétration anale profonde, et je n’ai eu envie que d’une chose : recommencer. Essayer d’autres positions. D’autres jouets. Stimuler tous mes orifices en même temps. Aller plus loin.